115 jours de mort et de destruction

120 000 congés 30 000 morts

75 000 blessés et   15 000 prisonniers

Le 25 juillet 1938, à 00h15 une nuit sans lune, les forces républicaines ont commencé le passage du fleuve entre Mequinensa et Amposta, surprenant l’ennemi. La plus grande opération militaire de la guerre civile avait commencé.

L’offensive républicaine poursuivait trois buts. Le premier était d’arrêter l’avance franquiste sur Valence , le poumon industriel et commercial du secteur Central, en détournant l’attention de ce front sur celui  de l’Èbre. Le second cherchait à ranimer le moral de l’arrière-garde républicaine et à faire taire les voix qui, tenant la guerre pour acquise, réclamaient une paix négociée avec les rebelles. Le troisième était face au climat de guerre croissant que l’on vivait en Europe par l’expansionniste d’Hitler, de montrer aux pouvoirs démocratiques que la République était toujours vivante et pouvait être une alliée dans la guerre contre le fascisme.

L’opération a d’abord été un succès. Le premier jour, ils  occupèrent environ 800 km2, entre Mequinensa et Benifallet, et toute une division ennemie fut anéantie. Bientôt, les franquistes  réussirent à construire une ligne de résistance le long de l’axe Faió, la Pobla de Massaluca, Vilalba dels Arcs, Gandesa et la rivière Canaletes. Un mur d’hommes et d’armes, où les forces républicaines se sont écrasées.

Après une semaine de durs combats, sans avancer au-delà de la ligne atteinte le premier jour, les commandants républicains ordonnèrent l’arrêt de l’offensive. Le 2 août,  les attaques ont été arrêtées et tout le territoire a commencé à être fortifié pour le défendre sous le slogande ne pas céder une poignée de terrain à l’ennemi.

Contre l’avis de certains de ses commandants, Franco a décidé de se battre sur l’Èbre au lieu de laisser l’ennemi piégé, avec une rivière derrière lui, et l’entourer depuis Lleida. Une décision qui a transformé l’opération de l’Èbre en une bataille d’usure, un enfer pour les   250 000 combattants qui se sont affrontés.

Le terrain que les républicains avaient conquis en un seul jour, avait besoin de plus de cent jours et sept contre-infractions pour être récupéré. Le 16 novembre, cent quinze jours plus tard après avoir traversé le fleuve, les forces républicaines se retiraient sur l’autre rive.

La bataille a ruiné les villages et les champs où elle a eu lieu, laissant 120 000  congés entre les deux armées : 30 000 morts, 75 000 blessés et 15 000 prisonniers.

BIBLIOGRAFIA

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